jeudi 23 août 2007

Trophées

De retour en France ! Ah le RER, la douce musique... St Michel, Luxembourg, Port Royal... Ah les trottoirs parisiens sous la pluie... Ah aucune boulangerie ouverte parce qu'on est en août et que tout est fermé en août à Paris, et que c'est très embêtant parce qu'on a passé les 20h de voyage à rêver de bons croissants sortis du four !

Après les retrouvailles avec l'appart et les plantes (saines et sauves), après une bonne douche et un peu de sommeil, l'heure est au bilan et à la contemplation de trophées de chasse.



















13 bibliothèques et collections visitées dans 9 villes, avec à chaque fois son lot de paperasses - ça fait beaucoup de cartes d'accès, de cartes de photocopies et autres documents d'identification. C'est donc mon premier trophée, et je garde toutes les cartes non pas par fétichisme (moi ? je garde tout ? non !) mais parce que certaines me donnent accès à des ressources éléctroniques, et toutes sont valables encore 1, 2 voire 10 ans pour certaines.



















40 documents photocopiés soit une centaine de pages d'articles, manuscrits, oeuvres inédites, lettres, et plus de 400 clichés numériques sont sans conteste le joyau de ce que j'ai ramené d'Amérique, ce qu'il y avait de plus précieux dans mes bagages - inutile de vous dire que j'ai pris tout ça en bagage à main. Une valise est si vite perdue ! Mon "Best of" : la lettre de la Maman de O'Brien à son fils, formidable fenêtre sur ce qu'a pu être la vie d'un homme qu'on connaît mal, d'émouvantes lettres qu'il a écrites à ses amis alors qu'il était blessé pendant la guerre civile (cette blessure lui a d'ailleurs été fatale - il est mort du tétanos deux mois après suite à l'incompétence du médecin à faire un diagnostique correct), une histoire, "From Hand to Mouth" jamais publiée en France, quelques quittances de dettes... Plus que des bouts de papiers ou quelques pixels, ces documents constituent la raison première de mon voyage, les données que je vais pouvoir passer les 6 prochains mois à éplucher. J'en trépigne d'impatience !


Mon dernier trophée n'est pas de nature académique. Le jour où nous sommes allés au MoMA à New York, il pleuvait des cordes - d'où l'intérêt d'aller au musée, et nous avons acheté un beau et grand parapluie. Très grand... Très pratique, très solide, bref il nous a bien servi toute la journée. Après, il n'a plus plu, mais nous l'avons quand même emmené partout avec nous, parce qu'on l'avait acheté et qu'on s'est dit qu'il pourrait encore nous servir. Il était avec nous sous le soleil de Boston, il était avec nous sous les 40°C de Charleston, il était avec nous dans le train, le car, l'avion, partout il nous a suivi fidèlement dans l'espoir de nous servir un jour. Enfin bref, on a dû le trimballer avec nous et des fois c'était un tout petit peu casse-bonbons. Le pire, c'est qu'on ne savait pas si on allait pouvoir le ramener en France, ou même s'il allait pleuvoir avant la fin de notre séjour. Double miracle : il a fait un temps pourri à Philadelphie, et le beau parapluie n'a posé aucun problème à la sécurité de l'aéroport JFK, on a pu le prendre EN CABINE. Franchement, ça me laisse perplexe... Un ami qui travaille à Easy Jet m'a dit que tout objet plus ou moins pouvant servir d'arme étaient interdits - pas d'aiguilles à tricoter pour Mamie, pas de bouteille en verre, etc... mais un parapluie d'1m10 ??
Bref, le voilà, un Américain à Paris, et - signe du ciel - il pleut, donc on a pu s'en servir dès notre arrivée.

1 commentaire:

Cécile C. a dit…

Merci ! et désolée de pas être passée... le planning était serré !