dimanche 19 août 2007

Livres de route















Le guide du routard est toujours doté d'une rubrique "livre de route". Certains livres m'accompagnent le long de ce voyage... Parmi eux, le Guide du routard, bien sûr, justement, dont les conseils datent parfois un peu, mais il y a toujours des choses utiles.















Le second livre, je l'ai emporté avec moi en partant. Je m'étais dit qu'il n'y avait pas de meilleur ouvrage pour partir en voyage aux USA que... "Sur la route", de Jack Kerouac. Eh bien j'en suis à la page 228 sur 300 et je n'arrive pas à le finir. C'était rigolo au début, et puis la troisième fois que Sal Paradise traverse les Etats-Unis en stop, bus, co-voiturage, ou autre, ça devient un peu lassant.















J'ai donc trouvé mieux. Alain m'a offert un super bouquin : 1491, New Revelations of the Americas Before Columbus, de Chalres C. Mann. Cet homme est avant tout un journaliste, et il a suivi pendant plusieurs dizaines années les avancées scientifiques concernant le passé des Amériques, le passé c'est-à-dire avant Christophe Colomb.

Non seulement il fait état des dernières conclusions des scientifiques (archéologues, mais aussi spécialistes des arbres, de la composition chimique du sol, sociologues, anthropologues, etc...), mais en plus il discute les différentes implications idéologiques de ces théories.

Je vous la fais courte : les "indigènes" étaient certainement beaucoup plus nombreux que ce qu'on croyait jusqu'à seulement il y a une dizaine d'années. Les épidémies consécutives à l'arrivée des premiers européens auraient pu décimer jusqu'à 90% de la population du continent. L'image du "bon sauvage" que nous avons : l'indien nomade, en harmonie avec la nature, primitif, qui n'a pas d'impact sur son paysage et qui vit par conséquent dans un environnement "vierge", est complètement erronée. D'abord la plupart des indiens n'étaient pas nomades. Il y avait même des villes, non seulement les cités Mésoaméricaine (en Amérique Centrale), mais aussi sur le territoire actuel de l'Amérique du nord. Ensuite, les européens n'ont pas perçu qu'une grande partie du paysage n'était pas "naturel", même s'il en avait l'air. De grandes surfaces de la forêt amazonienne, par exemple, qui semblait être un "nouvel Eden" pour les européens, était en fait une sorte de verger, car ce sont les indiens qui ont planté une bonne partie des arbres fruitiers qu'on y trouve. On apprend que les mésoaméricains avaient un calendrier extrêmement complexe - qui nécessite l'utilisation du 0, à peu près au même moment où il commence à être utilisé en Inde. On apprend aussi que les scientifique ne cessent de repousser la date des premières civilisations sur le territoire. Il s'accordent maintenant à dire que les premières villes américaines furent fondées à peu près en même temps que Sumer.
L'auteur dresse aussi un certain nombre d'hypothèse concernant la "chute" de la société Maya.

C'est vraiment un livre fascinant, que je recommande à quiconque est intéressé par l'Amérique, mais aussi par la sociologie.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Hello !

Pour en savoir plus sur la Meso-Amerique, je vousconseille les ouvrages de Christian Duverger, Daniel Levine ou Catherina Magni.

Celui de Duverger 'La Meso-Amerique' est passionnant et tres illustre.

Bonne fin de voyage et merci pour le recit de vos aventures !
Bises tous les deux !

Marie

Cécile C. a dit…

Je ne connaissais pas vraiment le sujet mais j'avoue que j'ai trouvé ça fascinant !