lundi 23 juillet 2007

MoMA

Suivant les conseils de tous les bons guides touristiques de New York, Alain et moi sommes aujourd'hui allés au Museum of Modern Art, le MoMA, pour les intimes. Ce choix était d'autant plus justifié qu'il pleuvait ce matin, comme si des petits malins s'amusaient à jeter de gros seaux d'eau du haut des gratte-ciels.














Prévenus par les conseils judicieux de notre ami le Routard, nous nous présentons assez tôt - 1/2 heure avant l'ouverture - mais cela ne nous a pas épargné les longues files d'attente - en revanche cela nous a épargné la file d'attente sous la pluie. Il y a beaucoup de files : une file pour acheter le ticket, une autre pour déposer ses affaires au vestiaire (parapluie et sac à dos sont interdits dans le musée), si on avait voulu prendre un café, il aurait fallu faire la queue aussi, puis une dernière file pour reprendre ses affaires au vestiaires après 6h de promenade dans ce musée.

Conseil au futurs visiteurs : achetez votre billet en ligne et venez sans sac à dos ni parapluie. Vous gagnerez 50 min, pendant lesquelles vous ne serez pas obligés de rester debout. Vos jambes vous en seront reconnaissantes.

A part ces considérations bassement matérielles, le contenu du musée est véritablement formidable. Enfin quand, comme nous, on a l'habitude du Centre Pompidou, on peut se permettre de prendre un air presque blasé en déambulant dans les salles de ce musée. On y arrive, mais pas très longtemps... Quelques Brancusi par-ci, du Chagall et du Van Gogh par là, les demoiselles d'Avignon et les Nymphéas en passant... on change d'étage et on voit du Pollock, du Mondrian, du Warhol, bref, toute la jet-set de la palette, les étoiles de la toile, le gratin du burin sont réunis dans un festival sobre mais pas guindé.

Seul ombre au tableau - et je dis ça en bonne parisienne qui se doit de râler à propos de tout - les salles consacrées à la photographie étaient justement fermées, JUSTEMENT alors qu'Alain voulait vraiment les voir. C'est pas de bol quand même... Quand on pense que les oeuvres exposées ne sont qu'une petite partie de la collection ! - tiens, ça me fait penser à Beaubourg aussi...

Après ça, comme si on n'avait pas mal au pieds, on est allés se balader près du port, admirer le pont de Brooklyn et les sky-scrapers du financial district sous la brume. Ca a son charme !

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Faire la queue au MoMa.
Je suis surpris de ces difficultés. Dans le remake (avec Pierce Brosnan) de "L'Affaire Thomas Crown" qui relate le vol d'un tableau impressionniste au MoMA, tous les protagonistes entrent dans le musée sans jamais faire la queue (c'est vrai que ça ralentirait un peu l'action...).

De plus, l'instigateur du vol et les nombreux acolytes au visage anonyme, au costume neutre et au chapeau melon à la Magritte, qu'il envoie simultanément dans les salles du musée comme des leurres tiennent tous un attaché-case qui ne pose aucun problème à l'entrée.

Serait-ce que le cinéma ne reflète pas la réalité ? Ah ! Quelle désillusion !

Cécile C. a dit…

Moi aussi j'étais surprise étant donné qu'aucun prospectus, aucune affiche, aucune publicité ne mentionnait les files d'attentes.

lahire a dit…

On n'a même pas pu entrer avec notre parapluie :)