samedi 7 juillet 2007

Les rues de New York


L'appart que j'occupe est dans l'une des rares rues de New York qui ne soit pas droite : Riverside Drive. C'est une rue située le long du parc du même nom, c'est un quartier très chouette.

A la station de métro la plus proche (96th St), il y a un supermarché (ouvert 24h/24), un MacDo (ouvert 24h/24), un Dunkin' Donuts (....... aussi ouvert 24h/24). Bref, vous pourrez être sûr que je ne mourrai pas de faim. D'une maladie cardio-vasculaire, peut-être, mais pas de faim. Et puis si j'ai besoin d'un pansement à 3h du mat, je peux aller me l'acheter. Ouf ! On se demande comment on a fait pour vivre sans...

A vrai dire, je n'ai pas encore été dans un magasin après 20h. Quand je rentre, je suis tellement claquée que je ne pense pas vraiment à un donut.

Plus près encore que la station de métro, il y a un arrêt de bus en bas de chez moi, le bus n°5 qui me mène directement... A la bibliothèque ! Que le monde est bien fait...

La bibliothèque

Je me suis inscrite hier à la bibliothèque publique de New York, illustre institution, modèle du genre, et j'ai pu aujourd'hui consulter quelques documents de la collection Berg. Une salle spéciale est consacrée à cette collection. 2 grandes tables, 4 places sur chaque table, avec des sous-main en feutre vert et des grandes chaises en cuir.

Le bibliothécaire m'a accueillie en m'expliquant comment marchait le catalogue, comment commander un document, etc... étapes qui sont maintenant pour moi tout à fait banales, malgré les quelques variations de bibliothèque en bibliothèque, et qui en même temps, malgré la similarité entre chaque bibliothèque, relève parfois du jeu de piste. Il faut bien comprendre que le problème avec le travail en bibliothèque, c'est qu'on ne sait pas vraiment ce qu'on cherche, ni comment le trouver, avant de l'avoir trouvé. Ainsi, j'ai passé deux jours à la Folger (Washington) pour trouver des documents au goutte à goutte dans deux ou trois classeurs alors qu'il existe un catalogue de la collection qui m'intéressait - la collection Winter - qui contient des dizaines de classeurs ! Le fait est que la bibliothécaire au comptoir ne connaissait pas l'existence de ce guide. Ce catalogue, cette aide précieuse, que dis-je, inestimable, est appelé "Finding aid", et je ne sais pas comment traduire ça, mais maintenant, dès que j'arrive dans une bibliothèque, je demande s'il y a une liste des collections et la "Finding aid" qui va avec.

Ce qui, bien sûr, ne marche en général pas, car certaines bibliothèque n'ont pas de "Finding aid" (ou même pas forcément de collections en tant que telles), elles ont des choses tout à fait similaires, mais qui portent un nom différent, que j'ignore.

Enfin, il faut bien commencer son apprentissage quelque part...

Le bus, la rue

Comme je l'ai dit plus haut, je prends le bus pour aller à la bibli et pour en revenir. Ca met entre 20 et 30 minutes, en fonction de la circulation. En 15 minutes de trajet cet après-midi, j'ai dénombré pas moins de 4 Starbucks coffee sur l'itinéraire du bus - alors que le bus allait très lentement, et que je n'ai compté que D'UN SEUL COTE DE LA RUE. Oui, c'est effrayant. Il y a autant de personnes marchant sur 10m de trottoir avec un gobelet Starbucks que de personnes portant un sac "Fnac" sur la rue de Rennes. Enfin, c'est pas scientifiquement calculé, mais c'est pour donner une échelle de grandeur.

3 commentaires:

Anonyme a dit…

1. On voit bien l’appart de Cécile: Maxou (le chat) est à la fenêtre (derrière le carreau inférieur gauche).

2. Et tu prends l’escalier, comme à l’auberge de jeunesse ?

3. D'accord pour le NOMBRE de Starbucks. Et la QUALITE de ce fameux café ?

4. La Riverside Drive est une avenue de New York, qui s'étend du nord au sud de Manhattan. Elle longe l'Hudson River à l'ouest de l'île entre la 72ème rue et la 181ème rue, à proximité du George Washington Bridge. La largeur de la Riverside Drive évolue le long de son parcours: elle est pas endroits très large, mais rétrécit au nord au point de ressembler à une petite rue serpentant dans les hauteurs de Harlem. Plusieurs des adresses les plus célèbres de la ville se situent sur l'avenue.

C'est Frederick Law Olmsted, créateur de Central Park qui a imaginé l'avenue, qui rentrait dans le projet de son Riverside Park. Parmi les monuments bordant l'avenue, on retrouve le General Grant National Memorial, le Soldiers' and Sailors' Monument, ainsi qu'une statue de Jeanne d'Arc. La Riverside Church, le Riverbank State Park sont également situés à proximité.

Si Cécile met sur son blog le plan que je lui ai envoyé, vous verrez cette rue en bordure du parc et, perpendiculairement, la West 96th Street (le carré bleu indique la station de métro du même nom) ainsi que le Parc Jeanne d’Arc où se trouve sans doute la statue. Le quartier se situe dans la partie supérieure gauche de Manhattan.

Cécile C. a dit…

1. En fait le bâtiment qu'on voit est bien celui où est mon appartement, mais je n'ai pas vue sur la rue. Imaginez donc l'angle intérieur, je suis là.

2. Oui, pour aller au 9ème étage, ça me fait mon sport ! Heureusement, l'ascenseur marche bien ici.

3. J'y suis allée une fois et j'ai demandé un "Raspberry mokaccino" (mokaccino à la framboise). C'était un milk-shake à la framboise, trop sucré, et je crois qu'ils ont oublié de mettre du café dedans.

Anonyme a dit…

POURQUOI UNE STATUE DE JEANNE D'ARC A NEW-YORK ?

Érigée sur un monticule entre Riverside Park et Riverside Drive, au niveau de la 93ème rue, la statue de Jeanne d’Arc a été sculptée par Anna Vaughn Hyatt Huntington. Dans les ar-cades gothiques du socle de granit, le sculp-teur John Van Pelt a incorporé des pierres de la cathédrale de Reims et du donjon du châ-teau de Rouen, symboles du parcours de Jeanne.

Anna V. Hyatt, comme tout les artistes améri-cains du début du siècle, avait séjourné à Paris où elle avait exposé une première statue de Jeanne d’Arc, personnage qui la fascinait, au Salon de 1910. Un groupe d’Américains qui souhaitaient ériger un monument pour com-mémorer le 500ème anniversaire de sa nais-sance (1412) vit la statue et passa commande d’un modèle semblable mais plus grand. Le monument fut inauguré à Riverside Park en 1915 en présence de l’ambassadeur de France qui décora l’artiste de la Légion d’ Honneur.

En 1987, la Fondation Grand Marnier finança la restauration de la statue et les promoteurs du 222, Riverside Drive réaménagèrent le Parc.