
Enfin, c'est moi qui appelle ça le clou de la parade.
Et pour continuer dans le politique, il y avait aussi ça :

Sinon je suis revenue à New York aujourd'hui. Demain j'emménage dans mon nouvel appart, et hopefully je vais à la bibliothèque publique de NYC...
4 commentaires:
Je ne vois pas ce que c'est sur la 2ième photo...
oui, pardon, ça mérite une petite explication. Sur la banderole, il est écrit "Dissent is patriotic", donc qu'on peut être patriote et contre la guerre. Voilà.
Deux photos « politiques » de la "parade" du 4 juillet méritent un commentaire.
1. La présence du Falun Gong est classique dans les défilés new-yorkais. Il organise même de grandes manifestations à Chinatown où (paraît-il) des kiosques de
« clarification de la vérité » font partie du paysage permanent du quartier.
Ce mouvement excite beaucoup les passions. Pour les Français, qui aiment rationaliser et simplifier les choses trop abstraites (et, avec l’Extrême-Orient, ils sont servis !), il s'agit d'une simple technique de gymnastique douce comme le tai chi chuan ou le chi gong. Pour d'autres, c'est une redoutable secte qui est en train d'essaimer à travers le monde (bien que l'UNADFI française estime que ce mouvement n'a aucune des caractéristiques sectaires habituelles). Enfin certains y voient une manœuvre montée de toutes pièces et financée par la CIA (oh non ! ce n'est pas son genre) pour provoquer le gouvernement chinois, comme un chiffon rouge devant le taureau. Les chiffres varient de 2 millions d'adeptes à 200 millions (ce dernier chiffre fourni par Li Hongzhi, le fondateur, qui s'est exilé à... New York (tiens, tiens !!! Non, j'ai rien dit). Le mouvement a fait la une des médias lorsqu'il a organisé une manifestation sur la Place Tien’anmen en 1999 juste dix ans après la répression sanglante qui avait eu lieu à cet endroit, puis lorsque 5 membres de l'organisation se sont immolés par le feu sur cette même Place lors du Nouvel An chinois (23 janvier 2001). Cette année-là, Ian Johnson, correspondant spécial du Wall Street Journal à Pékin reçoit le prix Pulitzer pour son reportage sur la persécution du Falun Gong (tiens, tiens !!! bis). Ces persécutions systématiques de la part des autorités chinoises sont une réalité. Celles-ci y verraient une influence des membres les plus conservateurs de l'armée chinoise et reprochent à son chef le culte de la personnalité (l'hôpital se moquant de la charité !). Peut-être, simplement, toute opinion autre que celle du Parti est-elle considérée comme minant l'effort pour un idéal commun (voir "1984" de G. Orwell).
L'emblème du Falun Gong est composé du symbole taoïste classique du ying-yang et de la swastika avec bras tournés vers la gauche. Non ! Pas de fantasme ! Ce n'est pas la Croix Gammée nazie. Ce sont les Nazis qui ont emprunté la version avec bras tournés vers la droite de la swastika bouddhiste très ancienne ; c'était, pour eux, le signe de l'origine "aryenne" (indo-européenne) du peuple allemand.
2. La photo du 5 juillet n'est peut-être pas très parlante mais est pourtant lourde de sens. Face à l'énorme camion du défilé qui rappelle le soutien (sincère) de la population à ses soldats au combat, un groupe de manifestants déploie une banderole : « Dissent is patriotic », c'est-à-dire "La contestation est un acte patriotique". Après nine-eleven (le 11 septembre), le gouvernement Bush avait fait voter à l'unanimité une loi renforçant les pouvoirs de l'administration (et, a contrario, limitant les droits individuels) sous couvert de « patriotisme », notion intouchable aux États-Unis. Et, manipulation formidable, comment des députés américains auraient-ils pu ne pas voter un projet de loi qui s'appelle le "Patriot Act" (et qui est toujours en vigueur) ! D'où la banderole rejetant le thème martelé depuis 6 ans par l'équipe Bush que toute attitude critique à l'égard de la politique gouvernementale est "anti-patriotique", injure suprême pour un Américain.
Merci "Barjou" de faire le travail de rédaction et de réflexion que je n'ai pas le temps de faire !!!
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