A Boston, c'est Melody qui m'accueille dans sa maison bleue, adossée à la colline. On y vient à pied (après avoir pris le métro), on ne frappe pas (on sonne à la porte d'en bas, et la porte de l'appartement lui-même est toujours ouverte), ceux qui vivent là ont jeté la clef.On se retrouve ensemble, après des années (des heures, plutôt) de route, et l'on vient s'asseoir autour du repas (chinois à emporter) tout le monde est là à 5h du soir.
Tout ça ne se passe pas à San Francisco, mais à Forrest Hills, dans un quartier de Boston très très sympa, très résidentiel, avec plein de petites maisons comme celle de Melody. L'appartement que Melody partage avec ses colocataires occupe tout le "2nd floor", c'est-à-dire le premier étage (oui, c'est énervant...). La plupart des colocataires de Melody sont absents pour l'été, alors elle accueille des "CouchSurfers", c'est à dire des gens qui surfent sur les canapés. (C'est clair ?) Hier soir, nous étions 6 : Melody et moi, 2 de ses colocataires, plus 2 couchsurfers australiens de passage. C'était super sympa, on a discuté sur le balcon ("porch") en bois à l'arrière de la maison, qui donne sur un petit jardin. On a écouté la musique que l'un faisait, observé avec étonnement les billets de banque australiens (ils sont en plastique !), écouté les projets de voyage de chacun. On a aussi discuté de remèdes naturels et de phytothérapie. (ah ça vous fait rire, avouez-le !)
Bref, une ambiance très "San Francisco", mais sur la côte est !
Je ne crois pas que je vous ai parlé de CouchSurfing. C'est peut-être le bon moment d'expliquer un peu... Couchsurfing, c'est un réseau de gens qui sont prêts à accueillir d'autres gens, partout dans le monde. Donc si j'ai un peu de place dans mon salon, je peux inscrire mon profil sur couchsurfing.com et proposer à des gens de venir chez moi au lieu d'aller à l'hôtel. Si j'ai pas de place, je peux aussi proposer de faire visiter ma ville ou juste de boire un verre ou d'aller au resto. Quand on est invité, c'est vraiment formidable pour découvrir une ville autrement que par le côté touristique. Un hôte va pouvoir nous indiquer un resto sympa, une belle balade à faire, les trucs et astuces des gens du coin, leurs habitudes. Pour l'instant, je ne me suis logée que comme ça et ça a très bien marché, je n'ai rencontré que des gens très sympas !
Et puis il faut bien l'avouer, ça permet de faire de substantielles économie, le budget logement étant ce qu'il est, surtout dans les grandes villes touristiques.
Petit récapitulatif :
Il y a d'abord eu chez Jacob et Diana, à Harlem...

Puis il y a eu chez Courtney à Brooklyn.

A priori, je vais rester jusqu'à samedi chez Melody.
3 commentaires:
salut miss Cécile!
tu me fais rêver avec tes histoires de san francisco version côte est et tes photos! pas mal celle du ferry d'ailleurs!
je t'embrasse fort de mon petit bureau parisien,
Virge
Ah oui, ça fait rêver l'amérique :)
Moi aussi je t'embrasse, plus fort que Virg :)
CouchSurfing
(Wikipedia)
CouchSurfing est un service d'hébergement de personnes en ligne, sans publicité, ouvert de-puis janvier 2004. Le terme de « CouchSurfing » est un anglicisme que l'on pourrait traduire par « passer d'un canapé à l'autre ». On peut y voir également une allusion au surf sur Internet pour trouver un canapé où dormir. Fin juin 2007, on compte plus de 240 000 membres dans 217 pays, offrant un hébergement gratuit les uns aux autres, ainsi que de l’aide pendant les voyages.
La participation à CouchSurfing est libre et gratuite. Les utilisateurs du service ont à leur dis-position une interface claire qui permet d'exposer largement sur leur profil personnel leurs goûts, préférences, orientations, intérêts... Il est aussi possible d'illustrer son profil par des photos personnelles. Chacun peut aussi émettre des commentaires au sujet de leurs hôtes ou visiteurs. Les paramètres du séjour (hébergement, rencontres, activités...) sont déterminés d'un commun accord entre les utilisateurs préalablement à leur séjour. L'intérêt de ce service va au delà du simple hébergement : c'est une opportunité de rencontres culturelles cosmopolites, à moindre coût, et sécurisées grâce à différents systèmes de suivi et de cautionnement.
Selon les termes du site, CouchSurfing cherche à « rapprocher les personnes et les lieux dans le monde, créer des échanges de savoir, élever la conscience collective, diffuser la tolérance et faciliter la compréhension interculturelle ». Sa ‘mission’ est de « contribuer à créer un monde meilleur, un canapé après l'autre ».
Le 28 juin 2006, une énorme faille dans le système de sauvegarde provoque la perte de don-nées lors d'une panne de disque dur : le site disparaît et son créateur, Casey Fenton, en an-nonce la fin. Cependant, de nombreux membres très investis dans le site décident de le re-prendre en main en y apportant les soutiens technique, financiers et moraux nécessaires. Le collectif CouchSurfing prévu de longue date et rassemblé à Montréal pendant plusieurs jours a travaillé dans l'urgence pour remettre en place tout le système. Ainsi grâce à leur travail « CouchSurfing v. 2.0 » est annoncé le 3 juillet 2006, et fonctionne depuis le 7 juillet 2006. Lors de cet accident, une partie des données ont été perdues (essentiellement des profils vi-des) mais la majeure partie des informations ont pu être récupérées.
En août 2006, Couchsurfing se dote de son propre wiki.
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