vendredi 7 septembre 2007

Fin

Pour conclure ce blog, voici une petite photo d'un jouet rigolo. Vous conaissez les "action figures", ces petites poupées qui font un mouvement, un bruit, bref qui ont chacune un "truc" ? J'aime bien celle du bibliothécaire qui fait "chut" quand on appuie sur un bouton. ("With amazing push-button shushing action !")

























Voilà, je n'ai plus de photos dans ma besace, mais encore plein de souvenirs dans la tête et il est temps de se taire ! Je vais écrire le mot de la fin, non pas parce que les blogs les plus courts sont toujours les meilleurs, mais tout simplement parce que cette aventure est finie - et une autre commence bien sûr, mais je doute que vous ayez envie de lire des blogs comme "la vie rêvée des thésards", ou "ATER sans frontières" ou "Paris 3 me voilà" ! Ce blog va donc tomber dans le cimetière sans cesse grandissant des blogs non alimentés et un long silence va recouvrir ses pages encore pourtant trop bavardes... jusqu'au prochain voyage, peut-être !

That's all, folks !

FIN

mardi 4 septembre 2007

Mes amis les bibliothécaires

Maintenant que je suis rentrée des Etats-Unis, je peux voir avec du recul quelques aspects un peu comiques de mes passages dans les bibliothèques.

Il faut d'abord que j'explique plusieurs choses :
La plupart des bibliothèques ont un catalogue web. Il y a tous les livre publiés, parfois les manuscrits sont intégrés dedans, parfois il y a un second catalogue en ligne consacré en particulier aux manuscrits.
Quand on étudie James Joyce, c'est plutôt facile car tout a été catalogué en priorité, et des dizaines de chercheurs consultent ces documents. On sait donc où ils sont, dans quelle collection, quelle étagère, quel carton, quelle chemise. Et puis aucun bibliothécaire ne vous demandera comment s'épelle "Joyce".
Pour les petits auteurs comme Fitz-James O'Brien, c'est plus compliqué. Ce sont en général des lettres en vrac de gens pas très connus, qui sont catalogués (car le "cataloguage" est extrêmement bien fait) mais qui pour des raisons variées n'ont pas encore été renseignés dans la base de donnée informatique. Il faut donc avoir recours au bon vieux catalogue papier, des petites fiches bristol rangées dans des armoires remplies de tiroirs carrés.

Tout ça je le sais avant même de poser le pied dans un établissement, et pourtant je sais aussi qu'il va falloir que je discute longuement avec un-e bibliothécaire. Je peux même tracer une conversation-type entre le-a bibliothécaire et moi. En arrivant dans une bibliothèque, j'avais 90% de chance de re-jouer environ 50% de la conversation que vous pouvez lire ci-dessous. Et j'exécutais mon rôle - la première fois en cherchant mes mots, en essayant vraiment de communiquer - puis, la seconde, troisième, quatrième fois, de manière automatique, et finalement complètement blasée... on ne peut pas discuter avec un-e bibliothécaire.






En Anglais
En français

ME - Hi I'm looking for an ALS (Autograph Letter Signed) from author Fitz-James O'Brien. I'd like to see the card catalog please.

LIBRARIAN - Did you look on the online catalog ?

M - Yes, and I didn't find it because it's a manuscript, and there's no item-level description of that particular collection in the online catalog.

L - Let's check that on the online catalog anyway ! What's the name of your author again ? Fitz-Patrick ?

M - Fitz-James.

L - O'Connor ?

M - No, O'Brien. O-B-R-I-E-N.

L - O'Brian, with and A ?

M - No, O'Brien, with an E. O-B-R-I-E-N.

L - Ok, Let's see.... Oh it's not there...

M - I know, that's why I need to see the card catalog.

L - Have you searched the online Manuscript catalog ?

M - Yes, and I didn't find it because there's no item-level description of that particular collection in the online catalog.

L - OK, let's check anyway... What's his name again ? Fitz-Patrick ?

M - Fitz-James. O'Brien.

L - O'Brian, with and A ?

M - No, O'Brien, with an E. O-B-R-I-E-N.

L - hummm... It's not there... Are you sure we have it ?

M - No, that's why I need to see the card catalog.

L - Well I think we'll have to look at the card catalog. The manuscript card catalog is right there on your left, pink labels. Blue labels are for published documents.
(the librarian gets up and reaches the catalogue before me.)

L - O, Ob, Obri... O'Brian with an A ?

M - An E.

L - Edward J ?

M - Fitz-James.

L - Oh there is the reference ! It's an ALS !

MOI - Bonjour, je cherche une lettre manuscrite d'un auteur nommé Fitz-James O'Brien. J'aimerais consulter votre catalogue papier s'il vous plaît.

BIBLIOTHECAIRE - Vous avez regardé sur le catalogue en ligne ?

M - Oui, et je ne l'ai pas trouvé car c'est un manuscrit et sur le catalogue en ligne il n'y a pas de description détaillée de la collection dans laquelle il se trouve .

B - On va vérifier ça sur le catalogue en ligne ! Comment il s'appelle votre auteur, déjà? Fitz-Patrick ?

M - Fitz-James.

B - O'Connor ?

M - Non, O'Brien. O-B-R-I-E-N.

B - O'Brian, avec un A ?

M - Non, O'Brien, avec un E. O-B-R-I-E-N.


B - Ok, voyons voir.... non, je ne le trouve pas...

M - Oui, je sais, c'est pour ça qu'il faut que je regarde le catalogue papier.

B - Vous avez regardé sur le catalogue web des manuscrits ?

M - Oui, et je ne l'ai pas trouvé car il n'y a pas de description détaillée de la collection sur le catalogue en ligne.


B - Ok, on va quand même vérifier... Comment s'appelle-t-il déjà ? Fitz-Patrick ?


M - Fitz-James. O'Brien.

B - O'Brian, avec un A ?

M - Non, O'Brien, avec un E. O-B-R-I-E-N.


B - hummm... Je ne le vois pas... vous êtes sûre qu'on l'a ?

M - Non, c'est pour ça que j'ai besoin de regarder le catalogue papier.

B - Bon, je crois qu'il va falloir qu'on regarde sur le catalogue papier. Le catalogue pour les manuscrits se trouve juste à votre gauche, celui avec les étiquettes roses. Les étiquettes bleues, c'est pour les documents publiés.

(Le/a bibliothécaire se lève et arrive devant le catalogue avant moi.)


B - O, Ob, Obri... O'Brian avec un A ?

M - Un E.

B - Edward J ?

M - Fitz-James.

B - Oh j'ai trouvé la référence ! C'est une lettre manuscrite !

dimanche 2 septembre 2007

Prêchi-prêcha

Vous avez tous vu des films avec des prêcheurs illuminés qui annoncent la fin du monde. C'est vrai que les prophète et prêcheurs s'invitent parfois dans la ville avec leur micro.

A Philadelphie, nous sommes tombés sur un groupe de "prêcheurs" habillés tout en blanc et qui nous invitent à prendre de la distance avec le lavage de cerveau reçu à l'école, au lycée, à l'université - la philosophie, l'histoire, etc... Il ajoutera après (hors vidéo) que Jésus nous a prévenu qu'il fallait se méfier des "fausses doctrines". Or, selon lui, que sont aujourd'hui le bouddhisme ou l'islam, à part des fausses doctrines ? Jésus nous avait prévenu ! Tout ce qui se passe aujourd'hui était déjà écrit dans la Bible !



200 mètres plus tard, un autre groupe, habillés tout en noir et l'air un peu plus méchant, lisent des versets de la bible en les commentant. Devant, une boîte pour les donations, une représentation de Jésus avec "666" inscrit au-dessus, un panneau sur l'esclavage. Je n'ai pas compris ce qu'ils étaient où ce qu'ils voulaient, et je ne suis pas assez forte en vidéo pour que vous voyiez clairement ce qu'il y a sur les panneaux devant eux. En plus c'est délicat de filmer des gens qui n'ont pas forcément l'air commode.



Après une petite recherche sur internet, je sais qu'il s'agit d'un groupe qui s'appelle "Israelite school of UPK" (une des personnes derrière les orateurs porte un T-shirt avec une étoile de David et le sigle "UPK"). Je n'ai pas plus de renseignement sur ce groupe, en revanche je sais que ce type de pratique - se placer au coin de la rue avec tout son bardas et un micro - a tendance à énerver les riverains, comme le témoigne un article du Washington Post daté du 25 juin 2007.

samedi 1 septembre 2007

Street stories

On voit plein de choses dans les rues de New York !

Un mec qui fait de la musique avec des trucs de récup'...





...Ou un conducteur de bus qui papote avec une grossepassagère après avoir appris qu'un de ses collègues venait de se faire tirer dessus à 2 rues de là où on était (et à 2 rues de chez nous !)


vendredi 31 août 2007

Spirit of America




















"Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tost to me,
I lift my lamp beside the golden door!"

Emma Lazarus

Poème inscrit sur le socle de la statue de la liberté

mercredi 29 août 2007

Jeux d'enfants

Voici deux photos d'enfants qui luttent activement contre l'obésité en jouant dans la rue. Et oui, ils jouent vraiment avec les bouche anti-incendie, ce n'est pas une idée reçue. Ces photos ont été prises à Harlem, par Alain, en marchant et en essayant d'être discrets (on ne sait jamais, un papa mécontent ça peut faire mal...). La première a été prise juste à côté de là où on vivait dans le Harlem noir, et la seconde dans le Harlem "latino" où l'ambiance est très différente : des familles entières assises sur des chaises devant les immeubles à discuter (en espagnol, of course), fumer des cigares et écouter de la salsa à fond.
















mardi 28 août 2007

Qu'est-ce que je vous disais ?

Voici un article (français) reçu dans ma boîte mail aujourd'hui et qui parle de l'obésité aux USA. Les chiffres sont alarmants...
Extrait : "Désormais, un Américain sur quatre est obèse dans 19 États américains, contre 14 États l'année dernière et 9 en 2005. En 1991, aucun État ne comptait plus de 20% d'obèses. L'enquête a également déterminé que les enfants en surpoids représentaient près de 23% des 10 à 17 ans dans la capitale de Washington DC. "

A comparer avec l'argumentaire de McDo sur leur site internet. Dans cet argumentaire, McDo précise bien qu'il n'y a pas qu'un seul facteur, il y a entre autres : "genetics, cultural issues, economic factors, excess food consumption and today's increasingly sedentary lifestyles". Bien sûr, ils fournissent toute l'information nécessaire pour que les gens fassent un choix raisonné. C'est pas la faute à Ronald McDonald, donc, puisque les gens sont libres de faire leur choix.

Revient ensuite l'histoire des calories. Pendant encore combien de temps faudra-t-il entendre cette théorie du "corps-chaudière" ou la seule réaction chimique qui se passerait serait la combustion des calories ingérées ? Quel nutritionniste bien portant y croit encore ?

Les américains se demandent souvent : mais comment les français font-ils pour manger des aliments si gras (foie gras, saucisson, fromage...), boire de l'alcool, fumer comme des pompiers, etc... et garder la ligne et la santé ? Pour eux, c'est le "French paradox".

A mon avis, la question est mal posée... Il vaut mieux se demander : comment les Etats-Unis existent-ils encore avec une population qui mange n'importe quoi, n'importe comment, à n'importe quel moment ? Les Français mangent moins, certes (quoique, les fêtes de fin d'année doivent sérieusement faire remonter la moyenne) mais surtout ils mangent à heure régulière (c'est important pour l'estomac ! Il faut qu'il se prépare pour bien digérer !), ils mangent en général assis, ils prennent plusieurs plats par repas (entrée - plat ou plat - dessert), leurs plats sont moins salés et leurs desserts moins sucrés, leur café moins chaud et leur soda et leur eau moins froide. Encore une fois, les Français sont plus sympas avec leur précieux estomac en ne les soumettant pas à des températures inhumaines.

Les Américains mangent très vite. Ceci est une constatation très empirique sur la durée de vie moyenne des assiettes des tables à côté de nous dans les restos.
Les Américains mangent n'importe quand, comme dans le slogan de la pub radio pour Snickers : "T'as faim ? Mange !"
Les Américains mangent DE LA MERDE !!!!!!!

Voilà, désolée... tous mes amis américains, pardonnez-moi...

Les scientifiques américains se demandent à longueur de page ce qu'il faut faire pour arrêter l' "épidémie" d'obésité. Qu'ils ne cherchent plus, j'ai trouvé (Je suis certainement coupable du péché français par excellence : l'orgueil, mais tant pis, j'assume.) : il faudrait une véritable (r)évolution culturelle. C'est la seule solution, les autres ne me semble pas possibles.

La volonté gouvernementale : l'article sus-cité nous révèle que 81% des Américains attendent une action du gouvernement contre l'obésité. Mais à part fermer les fast-foods, n'autoriser les restos à ouvrir qu'aux heures des repas, forcer les gens à s'asseoire, interdire le sucre blanc et limiter le sel, je ne vois pas trop ce qui serait efficace. Et quand le gouvernement fera tout ça, ce sera officiellement une dictature.

La volonté individuelle : MacDo vient de nous prouver que ça ne marche pas, surtout dans une société qui pousse à consommer toujours plus : gagner toujours plus, consommer toujours plus (tiens... Vous avez pas déjà entendu ça quelque part ?), qu'il s'agisse de nourriture, de voitures, de maisons ou de gel douche. Etre plus grand, plus beau, plus musclé, plus vite. Sinon, vous n'êtes rien qu'un looser...

Voilà pourquoi je parle d'une (r)évolution culturelle. C'est peut-être au fond la manière qu'ont les gens de penser à la nourriture qui cloche un peu. La société américaine est finalement une société où tout est possible, tout est à construire, il n'y a pas de limite... "The sky's the limit!" y compris dans la nourriture.

J'en profite pour mettre une petite photo (Crédit : Alain G.) : celle du tableau des vainqueurs du concours de Hot Dogs de Coney Island. Ca n'est pas un concours où on fabrique des Hot Dogs : il faut les manger ! Le plus de Hot dogs en 12 minutes. Le rituel a lieu tous les ans le 4 juillet.















Le record était détenu jusqu'à l'année dernière par un japonais. Il a été battu cette année par un américain (yippee !!! la "ceinture jaune moutarde" est revenue au bercail !) qui a mangé, tenez-vous bien 66 hot dogs en 12 minutes. Le japonais était déçu, et met sa défaîte sur le compte d'une blessure à la mâchoire.

Pour ceux qui ont l'ADSL et l'estomac bien accroché, vous pouvez voir la vidéo sur Youtube.

La (r)évolution culturelle n'est pas encore en route...